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CD Cantate for Loie
Concerts > Créations > Cantate for Loïe

Création 2009
Cantate pour solistes, choeur, harpe, clarinette, clarinette basse, violon, vibraphone
& vidéo
Manolo González/Anne Philippe

Elsa Papatanasios (Soprano, danse),  Carole Matras (Mezzo-soprano, Harpe ancienne) Fabrice Barré (Haute-contre, Clarinette basse), Manolo González (Ténor), Philippe Blanc (Ténor), François Latour (Baryton), Fabrice Charprenet (Basse, Clarinette), Dominique Rallet (Vibraphone), Anne Philippe (Vidéo).

Inspirée par l’artiste et danseuse des avant-gardes Loïe Fuller, Cantate for Loïe est née d’un travail mené à la croisée de plusieurs champs artistiques : la musique, la danse, l’image, et l’architecture. L’artiste Loïe Fuller a inventé un art de la danse en lien avec l’art de la lumière ; elle a motivé nos recherches aussi bien dans la forme sonore que dans le travail visuel.

Cantate for Loïe, conçue simultanément par Manolo Gonzalez et Anne Philippe a été pensée dans une relation étroite entre la musique et sa mise en espace dans les lieux. La musique a donné naissance à des ciné-poèmes, quelquefois dansés, qui, comme des volutes, viennent habiter les voutes des lieux. Au fur et à mesure que se déploie l’oeuvre musicale, les ciné-poèmes dialoguent avec elle. Les volutes sonores répondent au jeu de la lumière qui crée des architectures dans lesquelles évoluent les chanteurs dans des configurations d ‘espaces multiples. L’oeuvre musicale se présente sous la forme d’une grande fresque polyphonique, faite de onze mouvements, alternant pièces vocales et instrumentales, danses et motets, associant et dépassant les clivages entre profane et sacré, ouvrant ainsi à la musique un nouvel horizon.

La cantate
Très tôt engagé comme « sculpteur de son » et considérant la musique comme matière tangible, je la redécouvre ici sur de nouveaux plans : en « faisceaux de lumière », fixes ou en mouvement, en « nappes géologiques », stables ou en circulation.
Par ailleurs, la dimension « tactile » du son reste notre préoccupation fondamentale. Elle s’est révélée d’elle-même, à la fois comme une nécessité –presque physique/acoustique– et comme un « véhicule » d’émotion privilégié. Cantate for Loïe me plonge dans une relation « tridimentionnelle », éblouissante de découvertes dans l’exploration du son.

Le ciné-poème
Cette forme s’est imposée progressivement, au cours des répétitions. Les « montages sonores » créés par Manolo Gonzalez dans chaque pièce m’ont progressivemement impregnée de même que l’infinie variation du modelé de la voix avec lequel il sculpte chaque son. J’ai travaillé à partir de différents « matériaux », que j’ai tenté moi aussi de sculpter et de mettre en espace : un poème magnifique anonyme adressé à Loïe Fuller nous a inspiré cette pièce : Pâle vision..

Loïe Fuller  (1862-1928)
Loïe Fuller fut une artiste avant-garde de la danse contemporaine ainsi que la première à utiliser l’éclairage électrique à des fins purement esthétiques. Son art consistait essentiellement à créer des jeux de lumière en mouvement en faisant danser de grands voiles de soie autour d’elle. Les Symbolistes, les Futuristes, tous furent captivés par cette nouvelle forme d’art qui se prêtait aux métaphores naturelles : papillons, serpents, fleurs ou flammes, synthèse de la musique, des couleurs et du mouvement. Art emblématique du courant Art nouveau, il est aussi contemporain de la naissance du cinéma. Le premier film colorié de l’histoire du cinéma, Annabelle Serpentine Dance, produit par Edison en 1896, montre les évolutions de l’une des nombreuses imitatrices de " La Loïe Fuller ".
Loïe Fuller fut une pionnière de l’art technologique et de la transdisciplinarité ; son intérêt pour la science la mena à intégrer à ses scénographies des techniques scientifiques : optique, chimie et électricité. Cet art hybride est demeuré inclassable, à la convergence des arts de la scène et des sciences physiques. Fuller s’impliquait activement dans tous les domaines que son art appelait : chorégraphie, éclairage, costume, accessoire, mise en scène. Elle inventa des costumes et dispositifs scénographiques afin de créer des effets lumineux inédits, notamment au moyen de jeux de miroirs et de planchers de verre.
Des quelques soixante danses, des innombrables tournées, il ne reste rien, si ce n’est les traces des impressions créées, que révèlent les œuvres littéraires et plastiques qui nous sont parvenues, disséminées sur deux continents, et qui continuent d’inspirer les artistes.

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