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Concerts > Baroque > Plain-chant baroque - François de La Feillée

François de La Feillée
Né à Angers fin XVIIe s. ; † Poitiers v. 1763

Motets / Messes / Psaumes / Magnificat
pour 8 Chanteurs / Serpent / Orgue

Compositeur & théoricien de la Cathédrale de Poitiers vers 1745, après avoir été attaché au chœur de la cathédrale de Chartres, vers le milieu du dix-huitième siècle. Il forma de nombreux élèves. Cet ecclésiastique est l’auteur d’un traité de Plain-chant très souvent réimprimé : Méthode pour apprendre les règles du plain-chant et de la psalmodie, dont la 1ère édition fut imprimée à Poitiers, chez Jean Faulcon en 1748. Il en donnera deux autres éditions en 1754 et 1760. L’importance de ce traité est confirmée par le nombre incomparable d’éditions et rééditions jusqu’au milieu du XIXe s. ; l’ouvrage a connu une très large diffusion dans tout le royaume ainsi qu’à l’étranger, en Italie, ... et jusqu’en Nouvelle France.

On a aussi de cet ecclésiastique un abrégé de l’Antiphonaire romain, dont la première édition a paru à Paris, chez Hérissant, en 1751. Un musicien de la cathédrale de Poitiers, nommé Dollé, en a donné de nouvelles éditions intitulées : Epitome antiphonarii romani ... emendata à D. DOLLÉ natu major. Pictaviensis, Barbier, 1820, 1826.
Mr POPINET, prêtre et aumônier de Ste Croix de Poitiers, a publié en 1748, un recueil de messes dues à sa plume : « Recueil de Messes composées par Mr de la Feillée et imprimées par Mr Popinet, prêtre et aumosnier de Ste Croix ».

Outre un grand nombre de Motets & Messes monodiques, son œuvre, considérable, contient de nombreuses pièces polyphoniques pour solistes à 2 parties, alternant avec le Chœur et demandant souvent explicitement l’adjonction d’un serpent.

Aussi, on y trouve, très nettement différenciés, les 3 styles :
1- le Plain-chant uni, dans lequel on ne rencontre presque que des notes carrées « égales » (chant essentiellement destiné au Chœur) ;
2- le Récitatif, rythmé mais non mesuré (chant plutôt destiné à des solistes) ;
3- le Chant figuré ou musical, franchement mesuré, à 2 temps ou à 3 temps (explicitement destiné à un soliste). Ce chant « figuré », qu’il oppose à Plain-chant, est aussi nommé musical ; voici comment le définit Dollé dans Le Nouveau La Feillée en 1825 : « Le Plain-chant figuré est une sorte de chant moins sévère que le Plain-chant uni, et qui a plus de rapport avec la musique, dont il emprunte les caractères, le rhythme et les agrémens. Il exige des voix justes, moelleuses et d’une certaine étendue ; il exige également beaucoup de grâce et d’expression ».